
Golden Eighties
1986
Golden Eighties
1986
GO VF
Films & Séries en français
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Réalisateur·rice · Brussels, Belgium
Chantal Akerman1 est une cinéaste belge, née le 6 juin 1950 à Etterbeek en Belgique et morte le 5 octobre 2015 à Paris 20e. Elle est considérée comme une des figures de proue du cinéma moderne. Elle a été une influence importante notamment pour Gus Van Sant, Todd Haynes et Michael Haneke. Chantal Akerman est issue d'une famille juive polonaise. Ses grands-parents et sa mère, Natalia, ont été déportés à Auschwitz, seule sa mère en est revenue. Son père se nomme Jacques Akerman. Sa sœur Sylviane Akerman. Dans ses films, elle traite des relations mère-fille, de la vie des femmes, de leurs rapports, de la sexualité, de l'homosexualité et de l'identité féminines. Selon Jean-Michel Frodon, sa relation au judaïsme traverse toute sa filmographie. C'est pourtant à partir du film Histoires d'Amérique qu’émerge la conscience juive de la cinéaste, à travers des témoignages de Juifs d'Europe de l'Est émigrés aux États-Unis. C'est Pierrot le Fou de Jean-Luc Godard (1965) qui a provoqué sa vocation. Formellement, Michael Snow sera sa deuxième profonde influence. Elle déclare le 5 juin 2004 au Centre Pompidou: «Godard m'a donné de l'énergie et les formalistes m'ont libérée.» Son travail est contemporain de celui des débuts de Wim Wenders. André Delvaux l'a soutenue dès son premier court métrage, Saute ma ville en 1968, un film pré-punk, anarchiste, dans l’air subversif du temps, où Akerman exprimait de manière explosive son besoin vital de libération. Après un court passage à l'Institut national supérieur des arts du spectacle, en 1967-1968 où elle claque la porte après trois mois, et la réalisation en 1971 de L'enfant aimé ou Je joue à être une femme mariée, un deuxième film (depuis longtemps invisible) que la cinéaste estime raté parce que pas assez construit, précis, dirigé, Akerman part avec Samy Szlingerbaum à New York où elle fréquente assidûment l'Anthology Film Archives (cinémathèque). Elle y découvre le cinéma expérimental américain (Michael Snow, Andy Warhol, Jonas Mekas, etc.). Vivant de petits boulots, elle parvient néanmoins à tourner plusieurs films. En 1972, La Chambre, un court-métrage à base de lent panoramique horizontal qui balaie l'espace à 360 degrés plusieurs fois, et Hôtel Monterey, 63 minutes, une suite de plans fixes précisément cadrés et de lents travellings dans les couloirs, puis la caméra sort de l'immeuble par le toit où un panoramique balaie l'horizon urbain. Enfin, en 1973, Hanging Out Yonkers, son premier essai de documentaire (sur des jeunes à problèmes fréquentant un centre social), resté inachevé et dont les rushes sont parfois projetés en cinémathèque ou lors de rétrospectives. Chantal Akerman vit ensuite à Paris. Elle retourne à New York en 1976, après sa reconnaissance internationale, pour réaliser News from Home (89 minutes), une lecture des lettres inquiètes et plaintives que lui envoyait sa maman pendant son séjour, accompagnée par des plans monumentaux (façades, rues, métro) de la mégapole. Le film se clôt par un très long travelling arrière, la caméra posée sur un bateau s'éloignant des tours jumelles du World Trade Center. La cinéaste reviendra dans cette ville pour tourner Histoires d'Amérique en 1988 et Un divan à New York en 1996. ... Source: Article "Chantal Akerman" de Wikipédia en français, soumis à la licence CC-BY-SA 3.0.

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